Depuis la Révolution tranquille, le Québec a traversé d’autres crises graves : les événements d’Octobre, l’emprisonnement des chefs syndicaux en 1972, la crise d’Oka de 1990, sans compter les deux référendums qui ont aussi soulevé les passions, de part et d’autres.

Mais jamais, dans ces moments dramatiques, le gouvernement du Québec, l’État québécois, n’a-t-il opposé une aussi incompréhensible fin de non-recevoir aux groupes s’opposant à ses volontés. Au plus haut niveau de l’État québécois, la porte avait toujours fini par s’ouvrir. Toujours. Mais pas cette fois.

Il est maintenant plus que temps d’ouvrir la porte.

— Collectif, « Un appel urgent au dialogue entre le gouvernement et les étudiants »