Collectivement, n’est-il pas devenu presque impossible d’interpréter les gestes de désespoir autrement que dans le clivage désormais consacré des figures du terroriste et du déprimé ? C’est à la police ou à la médecine d’y voir, de guérir ou de punir. Séduits, donc, par ce langage apte à contenir tout ce qui paraît étranger et inquiétant, nous comprenons fort mal ce qu’il refoule, dont il nous incombe pourtant collectivement de nous occuper pour prendre soin les uns des autres.

Marie Leclaire