Un Montréalais de 45 ans qui se présente comme « Mr R » veut lui aussi rester anonyme, même s’il a déjà atteint son but : il est retraité depuis deux ans. En fait, ni sa famille ni sa belle-famille ne sont au courant de son choix.
« Si je disais que je ne travaille plus depuis deux ans, les gens diraient “comment ça ?” », confie-t-il. Ce comptable de formation est donc libéré d’un fardeau financier, mais il ne se sent pas libre d’en parler ouvertement. « C’est dur. Je dirais que socialement, je suis limité. Je n’ai pas beaucoup d’amis à cause de ça, parce que je ne partage pas beaucoup de choses. »
Il assure malgré tout qu’il adore son nouveau quotidien ponctué de randonnées, de lectures ou de siestes. « Je suis heureux, je n’ai aucun regret. »