PASSAGE

Me voici entre deux portes.
Celle d’en arrière est fermée
depuis que j’en suis sorti.
Quand je me retourne,
elle se cache. Un mur l’a avalée,
mais je tiens encore dans ma main
la poignée qui l’actionnait.
Je dois l’installer sur la porte d’en face
qui commence à se rapprocher.
Des cris s’en échappent,
des jappements humains. Ce qui s’amène
derrière elle me finira sur place.
Et la poignée flottera
dans le vide grand ouvert de ma paume.

— Thomas Mainguy, Sablier, Miroir et Compas